07.12.2018

Philippe Brassac : oui, les banques doivent agir face au changement climatique

Le dernier rapport du GIEC sur le climat est sans appel. La situation est alarmante et elle deviendra incontrôlable à l'avenir si les pays signataires de l'Accord de Paris ne rehaussent pas dès à présent leurs objectifs et s'ils ne mettent pas en œuvre, à la fois individuellement et collectivement, des mesures particulièrement ambitieuses. À ce titre, je pense sincèrement que les institutions financières et, en premier lieu, les banques peuvent utilement agir face au défi majeur du changement climatique et contribuer à rendre possible la trajectoire des Accords de Paris à 2°C.

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Cela ne pourra être le cas qu'à la condition qu'elles s’inscrivent dans un mouvement d’ensemble, unissant puissance publique, acteurs privés, citoyens et organisations non gouvernementales. Les banques accompagnent les politiques publiques, mais elles n’en décident pas... Elles accompagnent les initiatives, mais elles ne peuvent être, à elles seules, les agents du changement. Seules, elles n’en ont ni la légitimité, ni la capacité.

Pour autant, j’ai l’optimisme de la volonté. Des événements comme le Climate Finance Day, du 28 novembre dernier, nous révèlent à quel point la volonté de poursuivre et amplifier les actions qui s’inscrivent dans la bonne trajectoire est aujourd'hui présente et partagée. Les espoirs sont grands. Les bonnes volontés sont multiples.

L'économie et la finance peuvent et doivent devenir des alliés puissants pour atteindre l'objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050 ainsi que la France l'a fixé dans son Plan Climat.

Vous l’aurez compris, je suis convaincu que la transition énergétique, et toutes les transitions sociétales de manière plus générale, sont une opportunité pour la place européenne et pour les institutions financières.

Chacun peut s’engager

Pour répondre à ce constat, le Crédit Agricole prend aujourd’hui trois engagements sur le long terme :

  1. Accompagner tous nos clients dans la transition vers une économie dite « bas carbone », alignée sur la trajectoire 2°C de l'Accord de Paris.
  2. Intégrer largement les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les financements et les investissements que nous proposons afin de nous assurer de la cohérence de leurs impacts économiques, sociaux et environnementaux.
  3. Investir et favoriser les financements des projets d'énergie renouvelable à grande échelle.

Avec ces trois objectifs clairs, le Crédit Agricole accompagnera les mutations de notre monde comme il l'a fait tout au long de son histoire, toujours au plus près des personnes, des projets et des territoires. C’est tout simplement notre raison d’être.

Philippe Brassac

Directeur général de Crédit Agricole S.A. Philippe Brassac est Directeur général de Crédit Agricole S.A. depuis le 20 mai 2015, membre du Comité exécutif de Crédit Agricole S.A. Philippe Brassac est entré au Crédit Agricole du Gard en 1982, où il a notamment été directeur ...