14-01-2026
Porté par les questions d’autonomie stratégique et de résilience, l'investissement responsable entre dans l'ère de l'exécution - Les perspectives d’Amundi pour 2026
Amundi, premier gestionnaire d'actifs européen[1], dévoile ses perspectives d'investissement responsable pour 2026, qui exposent comment les réalignements géopolitiques et l'accélération des tendances climatiques et technologiques vont redéfinir les priorités et les allocations d'investissement pour l'année à venir.
En 2025, les obligations ont conduit à une normalisation de l'investissement responsable et la demande en actions s'est déplacée des filtres restrictifs vers des approches à faible erreur de suivi. Le recalibrage des coalitions climatiques a intensifié la gestion responsable et l'attention portée par les entreprises à l'adaptation s'est accrue.
Elodie Laugel, Directrice de l'investissement responsable, a déclaré : « L'investissement responsable passe de l'aspiration à la mise en œuvre. Les attentes en matière de gestion responsable, en particulier en Europe, continuent de s'intensifier. L'accent est de plus en plus mis sur l'orientation des capitaux vers des solutions climatiques qui ont un impact mesurable et concret. En 2026, l'attention s'étendra au-delà des plans de transition pour se concentrer sur les questions fondamentales de résilience et de préservation du capital naturel. Alors que les risques physiques augmentent et que les systèmes énergétiques se transforment à une vitesse sans précédent, ce qui distinguera les leaders, ce n'est pas leur ambition, mais leur capacité à agir - de manière décisive et à grande échelle - pour garantir leur autonomie stratégique et leur résilience financière durable. »
6 convictions pour 2026 :
Le principal frein au développement des énergies vertes est maintenant l’intégration au réseau
La demande mondiale d'électricité s'accélère. L'AIE prévoit une croissance de 4% jusqu'en 2027, soit 3 500 TWh supplémentaires, dont plus de 90% proviendront des énergies renouvelables (IEA Energy and AI). L'intensité carbone des entreprises cotées en bourse a diminué d'environ 8% par rapport à l’année dernière à l'échelle mondiale (Analyse Amundi basée sur les données S&P Trucost), laissant planer le doute sur le point d'inflexion du pic d’émissions liées à l'énergie.
Les énergies renouvelables étant de plus en plus compétitives en termes de coûts, les contraintes sont désormais les réseaux, la flexibilité, le stockage et la rapidité des connexions, qui doivent être facilités par des politiques (autorisations, files d'attente pour les connexions, règles de marché). Pour les investisseurs, le coût pour les usagers finaux est un facteur de plus en plus important à surveiller. Les échecs d'intégration ou les retards réglementaires peuvent augmenter les factures et ralentir son adoption.
Les efforts d'autonomie stratégique fragmentent le paysage énergétique en une dynamique divergente « électro-Etats contre pétro-Etats »
Les gouvernements rapatrient les chaînes d'approvisionnement essentielles, des technologies propres et minéraux critiques à certaines parties de la chaîne de valeur des énergies fossiles, afin de renforcer la résilience. L'Europe privilégie la rapidité : développer rapidement les réseaux, la flexibilité et les technologies propres, sous peine de faire face à des coûts plus élevés et à une autonomie moindre. Les États-Unis ont recours à des incitations et à la localisation, mais envoient des signaux contradictoires : la croissance de l'IA et l'électrification stimulent les besoins en capacité électrique, tandis que la volatilité des marchés du gaz/GNL et les infrastructures axées sur l'exportation risquent d'exercer une pression sur les prix et de créer un verrouillage. L'Asie, menée par la Chine, domine déjà la fabrication de technologies propres. Pour de nombreux pays asiatiques, les arguments en faveur d'une transition énergétique durable sont clairs : résilience climatique, indépendance énergétique et opportunités économiques.
L'adaptation au changement climatique est désormais un impératif tangible pour les investisseurs, au même titre que la transition
Les investisseurs accordent la priorité à l'adaptation à mesure que les effets du changement climatique s'intensifient : 60% des entreprises s'attendent à des répercussions financières importantes liées aux risques physiques au cours des cinq prochaines années (Enquête Sustainable Signals 2025 de Morgan Stanley). Afin de mieux gérer les risques tout en poursuivant les objectifs de décarbonation, les investisseurs doivent intégrer l'analyse des risques climatiques, y compris sur les chaînes d'approvisionnement, dans leurs diligences et leurs allocations d'actifs.
La préservation du capital naturel, préoccupation croissante des investisseurs, se généralise sur les marchés de l'investissement responsable pour de bonnes raisons
Le financement mondial de la nature s'élève à 200 milliards de dollars par an, mais doit tripler d'ici 2030. Les capitaux privés, qui ne représentent actuellement que 18% des flux, sont essentiels pour augmenter les investissements (État des finances pour la nature 2023). La voie la plus directe pour les investisseurs réside dans les actifs réels tels que les forêts ou les terres agricoles, qui offrent des rendements liés à des approches durables (crédits carbone, bois, agriculture) et sont de plus en plus intégrés dans les portefeuilles sophistiqués. Des instruments financiers tels que les obligations vertes, les échanges dette-nature et les obligations à impact peuvent canaliser des capitaux supplémentaires vers ces actifs. Ces deux canaux peuvent offrir des rendements ajustés au risque intéressants, combinés à des impacts positifs mesurables.
L'IA redéfinit l'investissement responsable, de l’utilisation des données à la transformation du marché du travail
L'IA améliore les capacités d’analyse, accélère l'ingestion des données et apporte de nouvelles informations qualitatives, mais elle risque également d'aggraver les inégalités sociales et de perturber l’organisation de la main-d'œuvre, en particulier dans les secteurs exposés au vieillissement. Des opportunités devraient se présenter dans les plateformes intégrées de santé/soins, la robotique/automatisation pour les services en pénurie de main-d'œuvre et les infrastructures numériques inclusives pour les personnes âgées. L'année 2026 verra également se cristalliser les failles réglementaires autour de l'IA, qu’il s’agisse d’éthique ou de divergences régionales, obligeant les investisseurs à réorienter leurs capitaux vers des cas d'utilisation à l’utilité sociale et économique démontrée.
2026 sera une année charnière pour aligner les produits d'investissement responsable avec les préférences des investisseurs
La capacité à répondre à la forte demande déclarée des particuliers, notamment des jeunes investisseurs, est freinée par le manque de clarté des labels et des obligations d'information complexes. En Europe, 2026 pourrait être un tournant : SFDR 2.0, combiné à l'alignement technique de MiFID II et de l'IDD, peut simplifier les labels et réduire la complexité des conseils afin de débloquer la participation des particuliers, à condition que les catégorisations des produits permettent une véritable adéquation entre les produits et le marché.
[1] Premier gestionnaire d'actifs européen en termes d'actifs sous gestion mondiaux et dont le siège social est basé en Europe. Source : IPE « Top 500 Asset Managers » publié en juin 2025, sur la base des actifs sous gestion au 31/12/2024.
Premier gérant d’actifs européen parmi les 10 premiers acteurs mondiaux[1], Amundi propose à ses 200 millions de clients - particuliers, institutionnels et entreprises - une gamme complète de solutions d’épargne et d’investissement en gestion active et passive, en actifs traditionnels ou réels. Cette offre est enrichie de services et d’outils technologiques qui permettent de couvrir toute la chaîne de valeur de l'épargne. Filiale du groupe Crédit Agricole, Amundi est cotée en Bourse et gère aujourd’hui plus de 2 300 milliards d’euros d’encours[2].
Ses six plateformes de gestion internationales[3], sa capacité de recherche financière et extra-financière, ainsi que son engagement de longue date dans l’investissement responsable en font un acteur de référence dans le paysage de la gestion d’actifs.
Les clients d’Amundi bénéficient de l’expertise et des conseils de 5 600 professionnels dans 35 pays.
Amundi, un partenaire de confiance qui agit chaque jour dans l’intérêt de ses clients et de la société.
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