12.05.2016

RESULTATS : Premier trimestre 2016

 

Un trimestre caractérisé par la stabilité du résultat sous-jacent du Groupe, les effets ponctuels de la mise en œuvre du projet de simplification
et la solidité du business model de Crédit Agricole S.A.

 

Groupe Crédit Agricole* : stabilité du RNPG sous-jacent T1/T1, à 1 241m€

PNB publié : 7 159 m€ ; sous-jacent** : 7 810 m€ (-3,1% T1/T1)

Résultat avant impôt publié : 1 396 m€ ; sous-jacent** : 2 047 m€ (-5,1% T1/T1)

 

RNPG publié : 818 m€ ; sous-jacent** : 1 241 m€ (-0,2% T1/T1)

- 238m€ au titre du FRU et - 448m€ d’impact de l’opération simplification de structure

 

Ratio CET 1 non phasé : 13,9% (+ 90 pb /mars 15)

* Crédit Agricole S.A. et Caisses régionales à 100%

 

 

Crédit Agricole S.A. : baisse modérée du RNPG sous-jacent (-9,3% T1/T1)

- Bon niveau d’activité commerciale d’ensemble

- Charges maîtrisées

- Coût du risque toujours en baisse

- Confirmation de la solidité de la structure financière

- Déroulement du projet de simplification de structure
conforme aux annonces

 

PNB publié : 3 799 m€ ; sous-jacent** : 4 194 m€ (-4,3% T1/T1)

Charges : 3 176 m€ (-0,1% hors FRU T1/T1)

Coût du risque : -402 m€ (-15,6% T1/T1)

 

RNPG publié : 227 m€ ; sous-jacent** : 394 m€ (-9,3% T1/T1)

-201 m€ au titre du FRU et -399 m€ d’impact net de l’opération simplification de structure

 

Ratio CET1 non phasé : 10,8% (+60 pb /mars 15)

** variations retraitées des éléments spécifiques décrits en slide 44

 

Note : le périmètre de l’opération de simplification de la structure du Groupe est décrit en slide 46

Le résultat net part du Groupe du groupe Crédit Agricole a atteint 818 millions d’euros au premier trimestre 2016, à comparer à 1 228 millions d’euros au premier trimestre 2015 ; cette évolution tient compte de l’impact négatif de l’opération d’optimisation de bilan pour -448 millions d’euros annoncée en février dernier.

Aussi, retraité de cette opération et des éléments spécifiques habituels non liés à l’activité (spread émetteur, DVA courant et couverture de prêts), le résultat net part du Groupe s’établit à 1 241 millions d’euros, stable par rapport au premier trimestre 2015.

En termes opérationnels, la baisse des revenus (-3,1% hors éléments spécifiques), imputable à la Banque de financement et d’investissement et à la Banque de proximité, est compensée par la quasi-stabilité des charges (+0,3% hors contribution au Fonds de Résolution Unique), et la baisse du coût du risque (-18,9%), portant celui-ci à 28 points de base sur encours, soit 6 points de moins qu’au premier trimestre 2015.

 

Les Caisses régionales ont maintenu des performances commerciales solides malgré un environnement encore peu dynamique : leur collecte bilan s’inscrit en hausse de 4,4% par rapport à fin mars 2015 et leur encours de crédits augmente de 3,1% sur la même période.

Leur produit net bancaire publié est en recul de -2,0% et de -5,6% hors provisions épargne-logement, la hausse de  leurs commissions ne compensant pas la baisse de leur marge nette d’intérêt. Leurs charges d’exploitation sont bien maîtrisées (+0,8% hors contribution au Fonds de résolution unique) et leur coût du risque s’améliore fortement, avec une baisse de 26,0% en un an, ramenant le coût du risque sur encours à 17 points de base. Au total, leur résultat net part du Groupe (à 100% en IFRS) s’élève à 826 millions d’euros au premier trimestre 2016, en progression de +4,6%.

 

Le haut niveau de solidité financière du Groupe Crédit Agricole est confirmé ; le Groupe fait partie des banques les mieux capitalisées en Europe.

Ainsi, en termes de solvabilité, le ratio Common Equity Tier 1 non phasé du Groupe s’établit à 13,9% au 31 mars 2016 ; il était de 13,0% à fin mars 2015 et de 13,7% à fin décembre 2015.

Le ratio TLAC estimé s’établit à 19,4% au 31 mars 2016, hors dette senior éligible, ce qui le place d’ores et déjà en situation très confortable au regard de l’exigence minimale de 19,5% y compris dette senior éligible, à atteindre en 2019.

Le ratio de levier phasé ressort à 5,5%.

La situation de liquidité du groupe Crédit Agricole est solide. Le bilan cash bancaire du Groupe, à 1 063 milliards d’euros au 31 mars 2016, fait apparaître un excédent des ressources stables sur emplois stables de 114 milliards d’euros à comparer à 104 milliards d’euros à fin mars 2015. Les réserves de liquidité, incluant les plus-values et les décotes liées au portefeuille de titres, s’élèvent à 251 milliards d’euros et couvrent plus de deux fois et demie l’endettement court terme brut.

Les principaux émetteurs du groupe Crédit Agricole ont émis 10,4 milliards d’équivalent euros de dette senior et subordonnée dans le marché et les réseaux au cours du premier trimestre 2016.

Le Conseil d’administration de Crédit Agricole S.A., réuni sous la présidence de Dominique Lefebvre le 11 mai 2016, a examiné les comptes du premier trimestre 2016.

Le résultat net part du Groupe ressort à 227 millions d’euros ; la comparaison avec le résultat publié du premier trimestre 2015 n’est pas pertinente du fait du caractère atypique du premier trimestre 2016 qui intègre les éléments négatifs non récurrents de l’opération de simplification de la structure capitalistique annoncée le 17 février dernier.

En effet, l’opération d’optimisation de bilan visant, par la restructuration de dettes, à alléger le coût futur de la dette portée par Crédit Agricole S.A., s’est traduite par un impact négatif de 448 millions d’euros en résultat sur le seul premier trimestre. Par ailleurs, la déconsolidation des Caisses régionales, réalisée dès ce premier trimestre en application de la norme comptable IFRS 5, a entraîné l’absence de comptabilisation de la contribution des Caisses régionales au premier trimestre 2016 tout en permettant la perception des dividendes portant sur leur résultat 2015. Aussi, retraité de ces éléments et de ceux habituels non liés à l’activité (spread émetteur, DVA courante et couverture de prêts), le résultat sous-jacent du premier trimestre 2016 s’établit à +394 millions d’euros, en baisse limitée de 9,3% par rapport à celui du premier trimestre 2015.

Ce niveau de résultat sous-jacent n’est cependant pas représentatif des trimestres ultérieurs, car n’intégrant pas les impacts positifs récurrents de l’opération de simplification capitalistique (arrêt du paiement des intérêts sur le
Switch 1, intérêts sur le prêt accordé aux Caisses régionales, allègement du coût de la dette) alors même qu’il supporte l’intégralité de la cotisation annuelle du Fonds de Résolution Unique.

L’évolution du résultat sous-jacent témoigne de la solidité du business model de Crédit Agricole S.A. qui permet de tempérer les moindres performances de certains métiers par les bons résultats des autres métiers : baisse limitée du résultat en Banque de proximité - désormais uniquement LCL et la Banque de proximité à l’International - (-15 millions d’euros), baisse plus marquée en Grandes Clientèles (-175 millions d’euros) du fait de mauvaises conditions de marché les deux premiers mois de l’année, mais progression en Gestion de l’épargne et Assurances (+36 millions d’euros) et en Services Financiers Spécialisés (+61 millions d’euros).

Cette solidité du modèle est d’autant plus appréciable que le contexte opérationnel reste difficile : les taux ont continué de baisser et conduisent, dans la banque de proximité, à la poursuite des renégociations de taux des crédits ou aux remboursements anticipés par les particuliers ; en outre, la mauvaise tenue des marchés et la forte hausse de la volatilité a conduit à un important attentisme des clients corporates, la baisse des cours du pétrole impactant les volumes de trade finance.

Tous les métiers ont d’ailleurs enregistré un bon niveau d’activité commerciale : en banque de proximité, LCL a vu sa collecte bilan augmenter de 8,9%, dont 10,2% pour les dépôts à vue, et ses encours de crédits de +5,9%, tandis que Cariparma a enregistré une progression de ses encours de crédits aux particuliers de +4,0% et son encours de collecte bilan de +4,2% ; en gestion d’actifs, Amundi a collecté, en net, 13,8 milliards d’euros sur le premier trimestre, faisant ainsi progresser ses encours gérés globaux malgré l’impact négatif des marchés ; en assurance-dommages, la production est en hausse de +11,8% par rapport au premier trimestre de 2015 et l’encours en épargne-retraite progresse de 2,7% sur un an ; dans les Services Financiers Spécialisés, la production de crédits à la consommation a atteint le niveau record de 9 milliards d’euros sur le trimestre, en hausse de près de 16% par rapport à la période correspondante de 2015 ; dans le pôle Grandes Clientèles, les activités de financement d’infrastructures, de transports aériens et ferroviaires ont été dynamiques, avec une hausse des revenus de +4% pour l’ensemble des financements structurés entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016.

Outre les évolutions mentionnées sur les métiers, le pôle AHM enregistre une forte amélioration (+108 millions d’euros) de son produit net bancaire sous-jacent.

Au total, le produit net bancaire sous-jacent est en baisse limitée à 4,3% par rapport au premier trimestre 2015.

Les charges d’exploitation évoluent de manière maîtrisée : hors impact du Fonds de Résolution Unique, elles sont stables, malgré l’alourdissement des taxes et la poursuite des investissements dans les métiers de Gestion de l’épargne et de l’assurance, conformément aux orientations du Plan Ambition Stratégique 2020. Les charges dans la banque de proximité sont en baisse (-3 millions d’euros hors Fonds de résolution unique).

Le coût du risque a poursuivi sa tendance baissière : il s’établit ce trimestre à 39 points de base sur encours[1], en données annualisées, soit en amélioration de 12 points de base par rapport au premier trimestre 2015. Cette tendance se retrouve dans la plupart des métiers : LCL (11 points de base contre 17 au premier trimestre 2015) Cariparma (113 points de base contre 136), le crédit à la consommation (140 points de base contre 244) et la banque de financement (21 points de base contre 25 points de base au premier trimestre 2015).

 

A fin mars 2016, la situation de solvabilité de Crédit Agricole S.A. s’est consolidée : le ratio Common Equity Tier 1 non phasé s’établit à 10,8%, contre 10,7% à fin décembre 2015 et 10,2% à fin mars 2015.

Le ratio LCR de Crédit Agricole S.A., tout comme celui du Groupe, sont supérieurs à 110% à fin mars 2016.

 

Au 30 avril 2016, Crédit Agricole S.A. a réalisé 63% de son programme de 14 milliards d’euros de financement moyen long terme sur les marchés (dette senior et subordonnée). Il a levé 7,6 milliard d’équivalent euros de dette senior et réalisé une émission en dollars US d’Additional Tier 1 pour 1,15 milliards d’équivalent euros.

 

Enfin, le ratio de levier phasé de Crédit Agricole S.A. s’établit à 4,4%[2] à fin mars 2016 selon l’Acte Délégué adopté par la Commission européenne.

 

 

 

 

Responsabilité sociale et environnementale (RSE)

 

Pour la quatrième année consécutive, Crédit Agricole S.A. a communiqué, en février 2016, le résultat annuel 2015 audité de son « indice FReD », qui s'élève à 2,3. Cet indice mesure les progrès annuels que réalise le groupe Crédit Agricole S.A. en matière de RSE (responsabilité sociale d'entreprise), l'objectif étant fixé à 2. Les principales entités du Groupe sont engagées dans la démarche FReD. Le Crédit Agricole, dont l'appartenance aux grands indices de référence RSE a été confirmée en 2015, avec notamment l’intégration du label Prime accordé par l’agence de notation extra financière Oekom (les 550 sociétés les plus performantes sur les 3000 notées par Oekom), consolide ainsi sa performance RSE globale. La démarche FReD est au service des enjeux prioritaires pour le Groupe en matière de RSE, identifiés grâce à une consultation régulière des collaborateurs et des parties prenantes externes, dont certains éléments clés sont au cœur du plan Ambition stratégique 2020 : une gouvernance exigeante qui place le client au centre ; une culture de l’éthique et de la conformité conçue comme un facteur de performance et non comme une contrainte ; un fort investissement dans les ressources humaines ; et des engagements concrets et quotidiens au service de tous nos clients, dans toutes les régions.

 

 

 

 

 

Agenda financier

 

19 mai 2016  Assemblée générale des actionnaires (Paris)
27 mai 2016    Détachement du dividende
21 juin 2016   Paiement du dividende
3 août 2016   Publication des résultats du deuxième trimestre 2016
8 novembre 2016 Publication des résultats du troisième trimestre 2016

 

                          

                        

                         

                        

Avertissement

Cette présentation peut comporter des informations prospectives du Groupe, fournies au titre de l’information sur les tendances. Ces données ne constituent pas des prévisions au sens du règlement européen n° 809/2004 du 29 avril 2004 (chapitre 1, article 2, § 10). Ces éléments sont issus de scénarii fondés sur un certain nombre d’hypothèses économiques dans un contexte concurrentiel et réglementaire donné. Par nature, ils sont donc soumis à des aléas qui pourraient conduire à la non-réalisation des projections et résultats mentionnés. De même, les informations financières reposent sur des estimations notamment lors des calculs de valeur de marché et des montants de dépréciations d’actifs. Le lecteur doit prendre en considération l’ensemble de ces facteurs d’incertitudes et de risques avant de fonder son propre jugement.

 

Normes applicables et comparabilité

Les chiffres présentés au titre de la période de trois mois arrêtée au 31 mars 2016 ont été établis en conformité avec le référentiel IFRS tel qu’adopté par l’Union européenne et applicable à cette date, et avec la réglementation prudentielle en viguer à ce jour. Ces informations financières ne constituent pas des états financiers pour une période intermédiaire, tels que définis par la norme IAS 34 « Information financière intermédiaire » et n’ont pas été auditées.

 

Dans l’ensemble du document, les données du compte de résultat 2015 sont présentées pro forma : transfert de CACEIS du pôle Gestion de l’épargne et Assurances au pôle Grandes clientèles, transfert du Switch Assurances de AHM au métier Assurances, passage de la contribution des Caisses régionales en IFRS5. Au sein de Crédit Agricole S.A., le terme « Banque de proximité » ne couvre désormais que LCL et la Banque de proximité à l’international.

 

 

[1] Calcul réalisé sur 4 trimestres glissants

[2] Baisse de 15 pb mars/déc imputable à la non exonération des expositions liées à la centralisation des dépôts CDC, conformément à notre compréhension d’informations récentes obtenues de la BCE. Selon l’Acte Délégué en vigueur en janvier 2015. Sous réserve d’autorisation de la BCE, avec un impact de +100 points de base au titre de l’exonération des opérations intra-groupe pour Crédit Agricole S.A

 

 

 

 

(en millions d’euros)

T1-16

T1-16 sous-jacent

T1-15

T1-15 sous-jacent

Variation

T1/T1 sous-jacent

Produit net bancaire

3 799

4 194

4 359

4 384

(4,3%)

Charges d’exploitation hors FRU

(2 975)

(2 975)

(2 978)

(2 978)

(0,1%)

Fonds de Résolution Unique (FRU)

(201)

(201)

(175)

(175)

+14,9%

Résultat brut d’exploitation

623

1 018

1 206

1 230

(17,2%)

Coût du risque

(402)

(402)

(477)

(477)

(15,6%)

Résultat d’exploitation

221

616

729

753

(18,2%)

Sociétés mises en équivalence

123

123

112

112

+9,7%

Gains/pertes sur autres actifs

-

-

(2)

(2)

ns

Variation de valeur des écarts d’acquisition

-

-

-

-

ns

Résultat avant impôt

344

739

839

864

(14,4%)

Impôt

(12)

(238)

(288)

(297)

(20,0%)

Résultat net des activités arrêtées ou en cours de cession

-

-

347

(18)

ns

Résultat net de l’exercice

332

501

898

549

(8,7%)

Participations ne donnant pas le contrôle

105

107

114

114

(6,1%)

Résultat net part du Groupe

227

394

784

435

(9,3%)

* Retraité des éléments spécifiques du trimestre (cf. slide 44)

 

Le produit net bancaire atteint 3 799 millions d’euros au premier trimestre 2016; il intègre ce trimestre l’impact négatif de l’opération d’optimisation de bilan (-683 millions d’euros), que viennent partiellement compenser les dividendes perçus des Caisses régionales pour +256 millions d’euros et les retraitements comptables habituels (réévaluation de la dette, DVA courant et couvertures de prêts) pour +32 millions d’euros. Hors ces éléments spécifiques, il s’élève à 4 194 millions d’euros. Le produit net bancaire du premier trimestre 2015 s’établit, quant à lui, à 4 359 millions d’euros et à 4 384 millions d’euros retraité de la réévaluation de la dette, du DVA courant et des couvertures de prêts. Le produit net bancaire sous-jacent s’inscrit ainsi en repli limité de 4,3% sur un an.

 

Les charges d’exploitation, à -3 176 millions d’euros, sont impactées par la cotisation au Fonds de Résolution Unique pour -201 millions d’euros. Retraitées de cet élément, les charges d’exploitation sont stables entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016.

 

 

 

Le coût du risque s’établit à 402 millions d’euros. Il est en baisse de 15,6% par rapport au premier trimestre 2015 traduisant la poursuite de l'amélioration dans la Banque de proximité en France et dans la filiale italienne de crédit à la consommation, Agos Ducato. Il s’établit ainsi à 39 points de base sur encours au premier trimestre 2016[1], en baisse de 12 points de base par rapport au premier trimestre 20151.

L’encours des créances dépréciées[2] s’établit à 15,4 milliards d’euros et représente 3,5% des encours de crédit bruts sur la clientèle et les établissements de crédit contre 3,6% au 31 mars 2015. Les créances dépréciées sont couvertes par des provisions spécifiques à hauteur de 52,6%. Y compris les provisions collectives, le taux de couverture des créances dépréciées s’élève à 68,5% à comparer à 72,8% au 31 mars 2015.

 

Le résultat des sociétés mises en équivalence s’élève à 123 millions d’euros sur le trimestre dont 62 millions d’euros dans le Pôle Grandes Clientèles, essentiellement Banque Saudi Fransi, et 46 millions d’euros dans le pôle Services financiers spécialisés, essentiellement les joint ventures de financement automobile. Pour mémoire, aucune contribution n’est enregistrée au titre des Caisses régionales en raison de leur passage en IFRS 5 dans le cadre de l’opération de simplification de la structure du Groupe.

 

Au total, le résultat net part du Groupe de Crédit Agricole S.A. atteint 227 millions d’euros au premier trimestre 2016. Après retraitement des impacts d’optimisation de bilan, des dividendes des Caisses régionales, de la réévaluation de la dette, du DVA courant et des couvertures de prêts, le résultat ressort à 394 millions d’euros, à comparer à un résultat de 435 millions d’euros au premier trimestre 2015, retraité de la contribution des Caisses régionales, de la réévaluation de la dette, du DVA courant et des couvertures de prêts.

 

 

SOLVABILITE

 

A fin mars 2016, la solidité financière de Crédit Agricole S.A. est reflétée par son ratio CET1 non phasé qui s’établit à 10,8%[3], contre 10,2% fin mars 2015 et 10,7% fin décembre 2015. Le principal élément impactant le ratio ce trimestre est la hausse des plus-values latentes sur les AFS assurance pour 13 points de base.

 

Le ratio global phasé2 s’élève à 19,3% au 31 mars 2016.
 

Enfin, le ratio de levier de Crédit Agricole S.A. s’établit à 4,4%[4] à fin mars 2016 selon l’Acte Délégué adopté par la Commission européenne.

 

 

 

LIQUIDITE

 

Le bilan cash du groupe Crédit Agricole représente 1 063 milliards d’euros à fin mars 2016, à comparer à 1 058 milliards d’euros à fin décembre 2015 et 1 042 milliards d’euros à fin mars 2015.

 

L’excédent de ressources stables sur emplois durables s’élève à 114 milliards d’euros au 31 mars 2016 contre 108 milliards d’euros au 31 décembre 2015 et 104 milliards d’euros au 31 mars 2015, soit une hausse de 6 milliards d’euros depuis la fin 2015 et de 10 milliards d’euros entre le 31 mars 2015 et le 31 mars 2016.

 

Au 31 mars 2016, les réserves de liquidité incluant les plus-values et les décotes liées au portefeuille de titres s’élèvent à 251 milliards d’euros, ce qui représente plus de deux fois et demie l’endettement court terme brut, contre plus de deux fois au 31 mars 2015. Les titres HQLA après plus-values et décotes représentent 150% de la dette court terme nette des dépôts Banques centrales. Le ratio LCR du Groupe et celui de Crédit Agricole S.A. sont supérieurs à 110% à fin mars 2016.

 

Les principaux émetteurs du groupe Crédit Agricole ont émis 10,4 milliards d’euros de dette senior et subordonnée dans le marché et les réseaux au cours du premier trimestre 2016. Pour sa part, Crédit Agricole S.A. a levé 4,9 milliards d’équivalent euros de dette senior et réalisé une émission d’Additional Tier 1 en dollars US pour 1,15 milliards d’équivalent euros. Au 30 avril 2016, Crédit Agricole S.A. avait réalisé 63% de son programme de financement moyen long terme sur les marchés (dette senior et subordonnée) de 14 milliards d’euros. 

 

 

[1] Calculs sur 4 trimestres glissants

[2] Hors opérations internes au Crédit Agricole, hors créances rattachées et hors opérations de location financement

[3] Y compris résultat du premier trimestre 2016 non audité

[4] Baisse de 15 pb mars/déc imputable à la non exonération des expositions liées à la centralisation des dépôts CDC, conformément à notre compréhension d’informations récentes obtenues de la BCE. Selon l’Acte Délégué en vigueur en janvier 2015. Sous réserve d’autorisation de la BCE, avec un impact de +100 points de base au titre de l’exonération des opérations intra-groupe pour Crédit Agricole S.A.

 

 

  1. PÔLE BANQUE DE PROXIMITÉ EN FRANCE (LCL)

 

(en millions d’euros)

T1-16

T1-15

Variation

T1/T1

Produit net bancaire

835

922

(9,3%)

Charges d’exploitation hors FRU et plan de transformation

(642)

(644)

(0,2%)

FRU

(16)

(12)

+32,5%

Impact plan de transformation

(12)

(8)

+50,0%

Résultat brut d’exploitation

165

258

(35,9%)

Coût du risque

(22)

(48)

(53,1%)

Résultat avant impôt

143

210

(32,0%)

Impôt

(53)

(78)

(32,6%)

Résultat net de l’exercice

90

132

(31,7%)

Participations ne donnant pas le contrôle

5

6

(30,8%)

Résultat net part du Groupe

85

126

(31,8%)

 

 

Depuis deux ans, LCL fait preuve d’une très bonne dynamique commerciale dans le cadre d’une politique volontariste d’augmentation des parts de marché, qui s’illustre par une forte progression des encours de crédit de 8,9% ainsi qu’une hausse des encours de collecte de 7,0% sur deux ans entre le 31 mars 2014 et le 31 mars 2016.

 

Les encours de crédit atteignent 97,4 milliards d’euros au 31 mars 2016, contre 91,9 milliards d’euros au 31 mars 2015 et 89,4 milliards d’euros au 31 mars 2014. Cette hausse est notamment tirée par les crédits habitat qui progressent de 6,1% entre mars 2015 et mars 2016 et de 11,2% sur deux ans ainsi que par les crédits aux entreprises et professionnels qui enregistrent une augmentation de 7,0% sur un an.

 

De la même façon, les ressources clientèle progressent fortement et atteignent 176,1 milliards d’euros au 31 mars 2016, contre 170,8 milliards d’euros au 31 mars 2015 et 164,6 milliards d’euros au 31 mars 2014. Les encours de collecte bilan affichent une hausse de 8,9% pour atteindre 96,8 milliards d’euros, toujours tirés par les dépôts à vue (+11,2% mars/mars). En parallèle, les encours de collecte hors-bilan atteignent 79,3 milliards d’euros au 31 mars 2016, enregistrant une baisse de 3,2% entre le 31 mars 2015 et le 31 mars 2016, pénalisés par l’environnement de marché qui a pesé sur les encours sur titres (-7,9%) et sur OPCVM (-18,6%). En revanche, les encours d’assurance-vie enregistrent une hausse de 1,7% sur la période.

 

Dans le contexte de taux d’intérêts très bas que connaît le marché depuis 2014, la vague de renégociations et de remboursements anticipés a été exceptionnellement élevée : LCL a enregistré des opérations de renégociations ou de remboursements anticipés sur près de la moitié de son portefeuille de crédits habitat. Cette évolution fait partie de sa politique commerciale très dynamique visant à développer son fonds de commerce. Les fruits de cette conquête se traduisent par une forte progression de ses encours de crédits habitat, qui est près de deux fois supérieure à la croissance observée sur le marché[1], par un gain de parts de marché de 0,3 point sur deux ans[2] et par une augmentation de 1,5% du nombre de clients particuliers actifs. Cela fournit à LCL un potentiel de fidélisation conséquent, que le PMT Ambition Stratégique 2020 vise à concrétiser grâce aux synergies du Groupe.

 

Cette dynamique commerciale observée depuis deux ans, dans le contexte de taux actuel, affecte les performances financières de LCL sur ce début d’année 2016.

 

En effet, le produit net bancaire atteint 835 millions d’euros sur le premier trimestre 2016, en baisse de 9,3% par rapport au premier trimestre 2015. Il est fortement impacté par la baisse de la marge nette d’intérêts qui s’établit à 453 millions d’euros sur le premier trimestre 2016, contre 538 millions d’euros au premier trimestre 2015. Le rendement moyen des crédits a été pénalisé par la baisse des taux clients et par la croissance des encours (environ -40 points de base entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016). Dans le même temps, le coût des passifs diminue progressivement grâce à la hausse des encours de DAV (+11,2% entre le 31 mars 2015 et le 31 mars 2016) et à l’abaissement des taux sur livrets et des comptes rémunérés. Sur 2016, cet impact sur la marge nette d’intérêt va se poursuivre, avec une inflexion attendue en 2017. En parallèle, les commissions atteignent 382 millions d’euros (en légère baisse par rapport au premier trimestre 2015 : 384 millions d’euros), les commissions sur titres ayant subi l’impact des marchés peu favorables. En revanche, les autres commissions affichent de bonnes progressions entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 (+3,8% pour les commissions d’assurances et +4,2% pour les commissions de gestion de comptes, services et moyens de paiement).

 

Les charges, hors FRU et plan de transformation, restent bien maîtrisées à 642 millions d’euros (-0,2% entre le premier trimestre 2016 et le premier trimestre 2015). Les charges liées au plan de transformation s’élèvent à 12m€ et la dotation pour le FRU atteint 16m€ (contre respectivement 8 millions d’euros et 12 millions d’euros au premier trimestre 2015).

 

Les risques demeurent toujours bien maîtrisés, le coût du risque enregistre en effet un net recul au premier trimestre 2016, pour s’établir à 22 millions d’euros, soit une diminution de 53,1% entre les deux périodes.

 

Au global, la nette amélioration du coût du risque ainsi que la stabilité des charges ne permettent toutefois pas à LCL de compenser le recul observé sur le produit net bancaire. Le résultat net part du Groupe de LCL enregistre donc une diminution de 31,8% sur le premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015 et s’établit à 85 millions d’euros.

 

LCL réaffirme ses objectifs définis dans le cadre du PMT d’un coefficient d’exploitation en cible 2019 à environ 63,5% (soit -6 points) et d’une rentabilité supérieure à 16%.

 

 

 

  1. POLE BANQUE DE PROXIMITÉ A L’INTERNATIONAL

 

Le pôle enregistre un résultat net part du Groupe de 53 millions d’euros au premier trimestre 2016 contre  27 millions d’euros au premier trimestre 2015.

 

(en millions d’euros)

T1-16

T1-15

Variation
T1/T1

Produit net bancaire

625

644

(3,2%)

Charges d’exploitation hors FRU

(367)

(375)

(2,1%)

FRU

(8)

(8)

ns

Résultat brut d’exploitation

250

261

(4,4%)

Coût du risque

(127)

(149)

(14,5%)

Résultat avant impôts

123

112

+9,0%

Impôt

(43)

(46)

(7,8%)

Résultat net des activités arrêtées ou en cours de cession

-

(15)

ns

Résultat net de l’exercice

80

51

+56,3%

Participations ne donnant pas le contrôle

27

24

+11,6%

Résultat net part du Groupe

53

27

+96,0%

 

 

En Italie, l’activité commerciale de Cariparma s’avère de bon niveau au premier trimestre 2016. L’encours de collecte enregistre une solide progression de 3,0% par rapport au 31 mars 2015 et s’établit à 98,8 milliards d’euros au 31 mars 2016. L’encours de collecte hors bilan enregistre une bonne progression de 2,3% sur un an et s’établit à 61,9 milliards d’euros (en particulier, hausse de 6,3% sur l’assurance-vie et les OPCVM) et ce malgré un contexte de marché moins favorable au premier trimestre 2016 et un effet de base du premier trimestre 2015 qui avait enregistré de très bonnes performances. Sur la même période, la collecte bilan progresse de 4,2% et atteint 36,9 milliards d’euros au 31 mars 2016.

L’encours de crédits atteint 33,8  milliards d’euros au 31 mars 2016, enregistrant une hausse de 1,5% par rapport au 31 mars 2015, toujours tiré par les crédits à l’habitat qui progressent de 5,2% sur un an.

Au global, Cariparma maintient ses excédents de liquidité.

 

Le produit net bancaire de Cariparma s’élève à 398 millions d’euros sur le premier trimestre 2016, enregistrant une diminution de 4,7% par rapport au premier trimestre 2015. La marge nette d’intérêts est en effet impactée par l’environnement de taux d’intérêt négatifs et par une concurrence accrue sur les meilleures contreparties. Les commissions enregistrent également un net recul (-9% sur le premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015), lié notamment à un effet de base important, le premier semestre 2015 ayant enregistré un fort volume de collecte hors-bilan.

 

Les charges hors FRU demeurent bien maîtrisées à 225 millions d’euros, soit +0,5% par rapport au premier trimestre 2015, permettant à Cariparma de maintenir un coefficient d’exploitation à un niveau satisfaisant (56,6% hors FRU). La contribution de Cariparma au FRU s’élève à 8 millions d’euros sur ce trimestre.

 

Le coût du risque enregistre une nette diminution de 13,5% par rapport au premier trimestre 2015, il s’établit à 85 millions sur le premier trimestre 2016, contre 99 millions au premier trimestre 2015. Le taux de créances dépréciées demeure stable à 13,9% et le niveau de couverture se maintient à un bon niveau (45,6%, y compris provisions collectives). Les entrées en défaut poursuivent leur baisse (-17% entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016).

 

Au global, par rapport au premier trimestre 2015, la diminution notable du coût du risque et la maîtrise des charges permettent à Cariparma de compenser la diminution du produit net bancaire observée ce trimestre. Ainsi, le résultat net part du Groupe ressort à 38 millions d’euros au premier trimestre 2016, contre 39 millions d’euros au premier trimestre 2015.

 

Sur le premier trimestre 2016, le résultat net du Groupe Cariparma sur le périmètre local atteint 53 millions d’euros et le résultat net part du Groupe de Crédit Agricole S.A. en Italie s’élève à 120 millions d’euros.

 

Les autres entités du Groupe à l’international affichent une activité commerciale dynamique. L’encours de collecte s’établit à 12,1 milliards d’euros au 31 mars 2016 (dont 11,0 milliards d’euros de collecte bilan), contre 13,2 milliards d’euros au 31 mars 2015 (dont 11,6 milliards d’euros de collecte bilan). Cette évolution s’explique essentiellement par un effet change. Retraitée de cet effet, cette évolution ressort à +0,6% par rapport au 31 mars 2015. L’encours progresse en Pologne, tandis qu’il diminue en Egypte (diminution des ressources chères).

L’encours de crédits atteint 9,9 milliards d’euros au 31 mars 2016 (contre 10,4 milliards d’euros au 31 mars 2015), soit une hausse de 1,9% par rapport au 31 mars 2015 hors effet de change.

L’excédent global de collecte bilan atteint 1,8 milliard d’euros au 31 mars 2016.

 

Le produit net bancaire des autres entités du Groupe à l’international reste globalement stable au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015 à 227 millions d’euros, grâce notamment aux bonnes performances de Crédit Agricole Egypte et Crédit Agricole Ukraine.

 

Le résultat brut d’exploitation du trimestre progresse de 14,9% entre premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016.

 

Sur le trimestre, le coût du risque s’élève à 42 millions d’euros, en baisse de 16,0% par rapport au premier trimestre 2015 (50 millions d’euros).

 

Au global, le résultat net part du Groupe des autres entités du Groupe à l’international atteint 15 millions d’euros au premier trimestre 2016. Pour mémoire, le premier trimestre 2015 (-12 millions d’euros) avait été impacté par le reclassement de Crédit Agricole Albanie en IFRS 5.

 

 

 

 

  1. PÔLE GESTION DE L’EPARGNE ET ASSURANCE

 

Le pôle Gestion de l’épargne et Assurance comprend la gestion d’actifs, les assurances et la gestion de fortune.

 

Les données d’encours et de collecte nette intègrent pour Amundi les actifs conseillés et distribués ainsi que 100% des encours gérés et de la collecte nette des Joint Ventures asiatiques (ABC-CA, NH-CA et SBI FM).

 

Les encours gérés cumulés du pôle sont stables au 31 mars 2016 par rapport au 31 décembre 2015 et s’élèvent à près de 1 397 millions d’euros. La dynamique commerciale d’Amundi se poursuit avec une collecte nette de 13,8 milliards d’euros sur le trimestre. L’Assurance-vie affiche des encours en progression de 1,6 milliard d’euros sur le trimestre. Les encours gérés de la Gestion de fortune sont quant à eux stables sur le trimestre à 148,3 milliards d’euros. Les performances commerciales du pôle sont toutefois pénalisées par un effet marché et change négatif de 14,4 milliards d’euros.

 

Le résultat net part du Groupe du pôle atteint 379 millions d’euros au premier trimestre 2016, en hausse de 10,3% par rapport au premier trimestre 2015 et de 10,9% hors FRU. Il est à noter que cette évolution est affectée par la baisse du taux de détention de Crédit Agricole S.A. dans Amundi (74,2% au premier trimestre 2016 contre 78,6% au premier trimestre 2015), soit un effet négatif de 6 millions d’euros.

 

(en millions d’euros)

T1-16

T1-15

Variation

T1/T1

Produit net bancaire

1 178

1 170

+0,7%

Charges d’exploitation hors FRU

(591)

(582)

+1,5%

FRU

(2)

(2)

ns

Résultat brut d’exploitation

585

586

(0,2%)

Coût du risque

(2)

(8)

(79,5%)

Résultat d’exploitation

583

578

+1,0%

Sociétés mises en équivalence

7

6

+12,1%

Gains ou pertes nets sur autres actifs

0

(3)

(100,0%)

Résultat avant impôt

590

581

+1,6%

Impôt

(172)

(205)

(16,1%)

Résultat net de l’exercice

418

376

+11,3%

Participations ne donnant pas le contrôle

39

33

+20,9%

Résultat net part du Groupe

379

343

+10,3%

 

 

Dans le domaine de la Gestion d’actifs, Amundi affiche des encours gérés de plus de 987 milliards d’euros. La collecte du premier trimestre s’élève à un niveau très satisfaisant de 13,8 milliards d’euros, qui fait plus que compenser l’effet marché et change négatif de 11,6 milliards d’euros, dans un contexte de marché défavorable. Les actifs sous gestion progressent donc de 0,2% par rapport au 31 décembre 2015 et de 12,4% sur un an. Au premier trimestre, la collecte nette est portée par  le segment Institutionnel pour 12 milliards d’euros dans un contexte de marché qui a augmenté l’aversion au risque de la clientèle Retail. Elle reste néanmoins équilibrée entre les actifs moyen et long terme (+6,8 milliards d’euros) et les produits de trésorerie (+7,0 milliards d’euros), et est tirée aux deux tiers par l’international.

 

Au premier trimestre 2016, le résultat net d’Amundi à 100% (avant attribution aux actionnaires minoritaires) s’affiche à 127 millions d’euros, soit une progression de 1,4% par rapport au premier trimestre 2015. Cette progression est de 2,5% après retraitement du FRU. Le résultat net part du Groupe, affecté par la baisse du taux de détention, s’établit quant à lui à 92 millions d’euros contre 98 millions d’euros au premier trimestre 2015. Le produit net bancaire, en baisse de 3,2% au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015, est stable hors effet de marché (qui s’élève à -14 millions d’euros). Les charges d’exploitation sont en baisse de 1,5% du fait de l’évolution des rémunérations variables. Le coefficient d’exploitation reste donc très performant à 54,8%.

 

L’activité Gestion de fortune, avec des encours gérés à 148,3 milliards, est pénalisée par l’environnement de marché qui se traduit par un positionnement attentiste de la clientèle et un moindre niveau de commissions. Le résultat net part du Groupe est en baisse de 21,8% au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015 (soit -18,7% hors FRU).

 

Le pôle Assurances affiche un chiffre d’affaires solide de 8,9 milliards d’euros 1 au premier trimestre 2016, tiré par la bonne performance des assurances prévoyance et dommages.

 

L’activité progresse légèrement en épargne / retraite. Le chiffre d’affaires s’élève à 6,7 milliards d’euros 1, contre 6,6 milliards 1 au premier trimestre 2015 (pro forma). Les encours gérés en épargne / retraite s’établissent à 261,3 milliards d’euros à fin mars 2016, en progression de 2,7% sur un an. La part des encours en euros s’élève à 212,7 milliards d’euros, en progression de 4,1% sur un an, tandis que les encours en unités de compte à 48,6 milliards d’euros sont en retrait de 3% sur la même période. La part des unités de compte s’élève à 19,2% dans la collecte, stable par rapport au quatrième trimestre 2015, et à 18,6% dans le stock.

La collecte nette du pôle en épargne / retraite s’est établie à 2 milliards d’euros, dont 1,4 milliard d’euros réalisés en France.

 

En assurance dommages, l’activité a été très soutenue avec une progression du chiffre d’affaires de 4,9% au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015. L’Argus de l’assurance, publié le 8 avril 2016, classe CAA 1er bancassureur non-vie et santé en France. La hausse des affaires nouvelles est marquée sur tous les segments 2 : en auto (+10% en un an), en multirisques habitation (+8% en un an), en santé individuelle (+24% en un an), en Agri & Pro (+29% en un an). Le ratio combiné 3, net de réassurance, confirme la bonne maîtrise de la sinistralité. Il s’établit à 94,8% sur le périmètre Pacifica.

 

En prévoyance / emprunteur / assurances collectives, le chiffre d’affaires progresse de 5,6% au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015. Il s’élève ainsi à 792 millions d’euros 1. En prévoyance / assurance collective, la hausse du chiffre d’affaires atteint 18,9% sur un an, portée notamment par les assurances collectives. Sur la partie emprunteur, on constate une bonne tenue de l’activité en France et un ralentissement à l’international.

 

Au premier trimestre 2016, le résultat net part du Groupe du métier Assurances s’établit à 267 millions d’euros. Il inclut le coût du Switch 2 qui était auparavant comptabilisé en Activités Hors Métiers. Retraité de cet élément, le RNPG atteint 314 millions d’euros. Le produit net bancaire s’inscrit en hausse de 7,2% au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015. Les charges d’exploitation augmentent parallèlement de 6,3% sur la même période, en cohérence avec le plan stratégique. 

 

1Chiffre d’affaires en IFRS décomposé par nouvelles lignes métiers avec transfert de la santé individuelle et de la GAV de « Prévoyance / santé / emprunteur» vers « Assurance dommages ».

2 Périmètre Pacifica.

3 ratio (Sinistralité + frais généraux commissions) rapporté aux cotisations

 

 

 

  1. PÔLE SERVICES FINANCIERS SPÉCIALISÉS

 

(en millions d’euros)

T1-16

T1-15

Variation
T1/T1

Produit net bancaire

647

646

+0,2%

Charges d’exploitation hors FRU

(349)

(349)

+0,0%

FRU

(9)

(17)

(43,3%)

Résultat brut d’exploitation

289

280

+3,0%

Coût du risque

(119)

(205)

(41,9%)

Résultat d’exploitation

170

75

x2,3

Sociétés mises en équivalence

46

43

+6,7%

Résultat avant impôt

216

118

+81,6%

Impôt

(57)

(35)

+60,3%

Résultat net des activités arrêtées ou en cours de cession

-

(1)

ns

Résultat net de l’exercice

159

82

+93,5%

Participations ne donnant pas le contrôle

30

14

x2,2

Résultat net part du Groupe

129

68

+88,7%

 

Le pôle Services financiers spécialisés enregistre un résultat net part du Groupe de 129 millions d'euros au premier trimestre 2016 contre un profit de 68 millions un an plus tôt. Ce résultat intègre -10 millions d’euros en résultat net part du Groupe au premier trimestre 2016 au titre du FRU, contre -16 millions d’euros un an auparavant.

 

Dans la tendance des derniers trimestres, l’activité de CACF se porte bien, et progresse à nouveau, sur le premier trimestre 2016 qui affiche un record de niveau de production de 9 milliards d’euros. En hausse de 15,9% entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016, celle-ci est tirée par l’ensemble des segments, et plus particulièrement par les partenariats automobiles (+29,2% sur un an) et les réseaux France du Groupe (+15,6%). Les encours totaux gérés atteignent ainsi 71,9 milliards d’euros à fin mars 2016, niveau record depuis juin 2013, soit une hausse de 4,1% par rapport à fin mars 2015, tirés par le dynamisme de l’activité commerciale des réseaux France (encours +10,5% sur la même période) et des partenariats automobiles (+12,0%). Leur répartition géographique est inchangée par rapport au trimestre précédent avec 38% des encours localisés en France, 32% en Italie et 30% dans les autres pays.

Le renforcement du refinancement externe se poursuit, CACF ayant lancé en mars 2016 un nouveau dispositif de collecte en Espagne, qui vient compléter les dispositifs existant déjà en Allemagne et en Autriche.

Enfin, CACF annonçait le 2 mai 2016 la finalisation de l’achat par sa filiale FCA Bank de FFS AG, la captive financière de Ferrari.

 

Le produit net bancaire de CACF s’établit à 517 millions d’euros au premier trimestre 2016, stable par rapport au premier trimestre de l’année précédente. Avec des charges en baisse de 1,3% en un an à 279 millions d’euros ce trimestre, CACF continue à améliorer son efficacité opérationnelle. Enfin, le coût du risque est toujours en baisse significative, de -43,9% entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016, notamment sous l’effet de l’amélioration structurelle de la qualité du portefeuille d’Agos. Cette dernière enregistre sur douze mois une amélioration de 1,7 point de son taux de créances dépréciées qui s’établit à 8,4% à fin mars 2016 ; le taux de couverture des créances dépréciées s’élève à 99,2% (y compris provisions collectives). Le résultat net part du Groupe de CACF ressort ainsi à 106 millions d'euros, à comparer à 53 millions d'euros au premier trimestre 2015.

 

En ce qui concerne CAL&F, les encours de crédit-bail augmentent pour le quatrième trimestre consécutif pour atteindre 15,1 milliards d’euros à fin mars 2016, en hausse de 1,9% en un an. Le chiffre d’affaires factoré augmente quant à lui de 2,8% par rapport au premier trimestre 2015 à 16,3 milliards d’euros. Cette croissance est particulièrement forte sur la France qui affiche une hausse de 4,4% sur la même période pour atteindre 10,5 milliards d’euros à fin mars 2016.

 

Le produit net bancaire de CAL&F s’élève à 130 millions d’euros au premier trimestre 2016, en hausse de 2,5% par rapport au premier trimestre 2015. A 79 millions d’euros, les charges affichent une baisse de 4,2% entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 alors que le coût du risque recule de 18,9% sur la même période. Le résultat net part du Groupe de CAL&F augmente ainsi de 53,4% en un an pour s’élever ce trimestre à 23 millions d’euros.

 

 

 

 

  1. PÔLE GRANDES CLIENTELES

 

Au premier trimestre 2016, le résultat net part du Groupe du pôle Grandes Clientèles ressort à 163 millions d’euros. Après retraitement des couvertures de prêts et de l’effet du DVA courant (+9 millions d’euros), le résultat net part du Groupe s’élève à 154 millions d’euros ce trimestre intégrant une charge de 125 millions d’euros en résultat net part du Groupe au titre du Fonds de résolution unique (FRU).

 

La contribution de la banque de financement à ce résultat retraité s’élève à 151 millions d’euros (contre 186 millions d’euros au premier trimestre 2015) et celle de la banque de marché et d’investissement à -13 millions d’euros (contre 130 millions d’euros au premier trimestre 2015).

 

 

Total Pôle Grandes Clientèles

 

(en millions d’euros)

 

T1-16

 

 

T1-16¹

 

T1-15

T1-15¹

Variation
T1¹/T1¹

Produit net bancaire

1220 

1207

1414 

1408

(14,3%)

Dont Banque de financement

526

526

548

552

(4,7%)

Dont Banque de marché et d’investissement

509

496

677

667

(25,6%)

Dont Services financiers aux institutionnels

185

185

189

189

(2,1%)

Charges d’exploitation hors FRU

(786)

(786)

(783)

(783)

+0,5%

FRU

(125)

(125)

(90)

(90)

+38,1%

Résultat brut d’exploitation

309

296

541

535

(44,6%)

Coût du risque

(122)

(122)

(81)

(81)

+50,6%

Résultat d’exploitation

187

174

460

454

(61,6%)

Sociétés mises en équivalence

62

62

64

64

(3,1%)

Gains/pertes sur autres actifs

-

-

1

1

(100,0%)

Résultat avant impôt

249

236

525

519

(54,3%)

Impôt

(80)

(76)

(181)

(179)

(57,1%)

Résultat net

169

160

344

340

(50,9%)

Participations ne donnant pas le contrôle

6

6

10

10

(40,0%)

Résultat net part du Groupe

163

154

334

330

(53,5%)

 

¹ Retraité des couvertures de prêts et des impacts DVA courant

 

Les revenus du pôle Grandes Clientèles s’établissent à 1 220 millions d’euros au premier trimestre 2016. Après retraitement des couvertures de prêts et des effets du DVA courant, ils s’élèvent à 1 207  millions d’euros en baisse de 14,3%[3] par rapport au premier trimestre 2015 du fait d’un environnement de marché volatil.

 

Les revenus de la banque de financement et d’investissement s’élèvent à 1 022 millions au premier trimestre 2016, en baisse de 16%¹ en comparaison d’un excellent premier trimestre 2015, en baisse de 13% retraités des effets xVA.

 

Les revenus de la banque de marché et d’investissement s’élèvent à 509 millions au premier trimestre 2016. Hors impact DVA, ils s’élèvent à 496 millions d’euros et baissent de 25,6%1 par rapport au premier trimestre 2015.Hors impact xVA, la baisse s’établit à -20,0%.

 

A 417 millions d’euros ce trimestre, les revenus des activités de Fixed income sont en progrès par rapport aux trimestres précédents, mais néanmoins en retrait par rapport au premier trimestre 2015 qui bénéficiait de conditions de marché particulièrement favorables (Quantitative Easing et volatilité). De même, les revenus de la banque d’investissement dont l’activité est satisfaisante diminuent pour s’établir à 79 millions d’euros au premier trimestre 2016 à comparer à 93 millions d’euros au premier trimestre 2015.

 

Sur les émissions obligataires, Crédit Agricole CIB conserve sa première place en tant que teneur de livres sur les émissions d’ABCP en Europe[4], son deuxième rang mondial sur les émissions des agences en euros[5], et se classe N°4 mondial sur les Jumbo Covered Bonds3. Sur le marché des Green Bonds, Crédit Agricole CIB est N°2 mondial[6] avec 10 opérations réalisées sur le trimestre. Par ailleurs, Crédit Agricole CIB est devenu leader en M&A pour les opérations impliquant une contrepartie française3.

 

La VaR, toujours à un niveau bas est en augmentation à 13 millions d’euros en moyenne sur le trimestre (à comparer à 9 millions d’euros en moyenne au premier trimestre 2015).

 

Les revenus de la banque de financement s’élèvent à 526 millions d’euros au premier trimestre 2016 sans impact des couvertures de prêts, en léger retrait par rapport au premier trimestre 2015. Les revenus de l’activité financements structurés, à 307 millions d’euros, traduisent la bonne performance notamment dans l’aéronautique, le transport ferroviaire et le financement d’infrastructures, génératrice de volumes et de commissions. En banque commerciale, les revenus, à 219 millions d’euros, sont en baisse du fait d’une base de comparaison élevée au premier trimestre 2015.

 

Crédit Agricole CIB maintient sa position de leader sur le financement aéronautique[7] et reste N°1 en tant que teneur de livres sur les activités de syndication en France3. Par ailleurs Crédit Agricole CIB progresse de la treizième à la troisième place en tant que teneur de livres sur le financement des télécoms3 et de la sixième à la quatrième place mondiale en tant qu’arrangeur dans les financements de projets3.

 

Les charges du pôle Grandes Clientèles s’élèvent à 911 millions d’euros au premier trimestre 2016 intégrant 125 millions d’euros de charges au titre du Fonds de résolution unique (FRU) au lieu de 90 millions d’euros au premier trimestre 2015. Hors FRU, les charges d’exploitation sont stables avec une hausse de 0,5% entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016.

 

Au premier trimestre 2016, le coût du risque est en hausse et enregistre une dotation nette de -122 millions d’euros, intégrant notamment des compléments de provision sur le secteur Oil & Gas, à comparer à un niveau contenu enregistré au premier trimestre 2015 (-81 millions d’euros).

 

La quote-part de résultat des sociétés mises en équivalence s’établit à 62 millions d’euros au premier trimestre 2016, principalement porté par les bons résultats de la banque Saudi Fransi à comparer à 64 millions d’euros au premier trimestre 2015.

 

En ce qui concerne les Services financiers aux institutionnels, CACEIS a connu une activité globalement stable dans un contexte de marchés atones et de nouvelles baisses des taux d’intérêts. Les encours atteignent 2 323 milliards d’euros, en baisse de 7,7% par rapport à fin mars 2015. Les encours administrés sont en léger retrait à 1 477 milliards d’euros, en baisse de 1,3% sur un an.

La baisse des revenus (-2,1% par rapport au premier trimestre 2015) est compensée par une baisse des charges permettant une hausse du résultat net part du Groupe. Le résultat net part du Groupe du trimestre s’établit ainsi à 16 millions d’euros, et 23 millions d’euros hors FRU.

 

 

 

 

  1. ACTIVITES HORS METIERS

 

(en millions d’euros)

T1-16

T1-15

Produit net bancaire

(706)

(437)

dont gestion du capital et de liquidité

 

(788)

(504)

dont coûts nets alloués aux participations et à la subordination

 

 

 

(297)

(328)

dont Switch

(115)

(114)

dont spreads émetteurs

 

19

(31)

dont autres

 

63

98

Charges d’exploitation hors FRU et nouvelles taxes *

(211)

(211)

Impact FRU et nouvelles taxes *

(58)

(72)

Résultat brut d’exploitation

(975)

(720)

Coût du risque

(10)

14

Résultat d’exploitation

(985)

(706)

Sociétés mises en équivalence

8

(1)

Résultat avant impôts

(977)

(707)

Impôts

393

257

Résultat net

(584)

(450)

Participations ne donnant pas le contrôle

(2)

27

Résultat net part du Groupe

(582)

(477)

Résultat net part du Groupe hors spreads émetteurs, projet de simplification du groupe et dividendes des caiises régionales

(406)

(458)

 

 

*FRU (-40 m€), taxes BCE, CRU et C3S (-18 m€)

 

 

Au premier trimestre 2016, le produit net bancaire s’établit à -706 millions d’euros, contre -437 millions d’euros au premier trimestre 2015. Il comprend un impact de -683 millions d’euros au titre de l’opération d’optimisation de bilan, de 256 millions d’euros au titre des dividendes versés par les Caisses régionales sur leur résultat 2015 et de 19 millions d’euros au titre des spreads émetteurs contre -31 millions d’euros au premier trimestre 2015.

 

 

Le produit net bancaire provenant des coûts de gestion du capital, et de la liquidité de Crédit Agricole S.A. en tant qu’organe central et trésorier du Groupe Crédit Agricole intègre l’opération d’optimisation de bilan faite en mars 2016 pour un coût de –683 millions d’euros et les dividendes des Caisses régionales pour 256 millions d’euros. Parallèlement, le coût de la dette relatif aux participations et à la subordination est en amélioration de 31 millions d’euros suite à des effets conjugués d’assiette et de taux.

 

Le coût du Switch, quant à lui, s’inscrit désormais à -115 millions d’euros suite à la réallocation au pôle Gestion de l’Epargne et Assurances du Switch Assurances.

 

Les charges d’exploitation, hors FRU, taxes BCE, SRB et C3S sont stables entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016.

 

La ligne « Sociétés mises en équivalence » bénéficie au premier trimestre 2016 d’un profit de 8 millions d’euros. Cette variation résulte exclusivement de la volatilité liée aux enregistrements des résultats d’Eurazeo.

 

Au total, le résultat net part du Groupe s’établit au premier trimestre 2016 à -582 millions d’euros, à comparer à
 -477 millions d’euros du premier trimestre 2015. Retraité des spreads émetteurs, de l’opération d’optimisation de bilan et des dividendes des Caisses régionales, il s’établit à -406 millions d’euros.

 

 

[1] Source : Banque de France, variation calculée entre décembre 2013 et décembre 2015.

[2] Evolution des parts de marché calculée sur les encours habitat des ménages.

[3] Revenus retraités des couvertures de prêts et des impacts DVA courant

[4] Source : CPWare

[5] Source : Thomson Financial

[6] Source : CACIB

[7] Source : Air Finance Database

L’encours de crédit clientèle du Groupe s’établit à près de 743 milliards d’euros au 31 mars 2016. En termes de ressources, les dettes envers la clientèle au bilan représentent près de 673 milliards d’euros.

 

(en millions d’euros)

T1-16

T1-15

Variation

T1/T1

Variation

T1/T1 des métiers*

Produit net bancaire

7 159

8 035

(10,9%)

(4,4%)

Charges d’exploitation hors FRU

(5 122)

(5 104)

+0,3%

+0,4%

FRU

(238)

(226)

+5,4%

+10,0%

Résultat brut d’exploitation

1 799

2 705

(33,5%)

(12,1%)

Coût du risque

(554)

(683)

(18,9%)

(21,9%)

Résultat d’exploitation

1 245

2 022

(38,5%)

(9,6%)

Sociétés mises en équivalence

126

113

+11,8%

+4,6%

Résultat net sur autres actifs

25

(4)

ns

ns

Variation de valeur des écarts d’acquisition

-

-

ns

ns

Résultat avant impôts

1 396

2 131

(34,5%)

(8,0%)

Impôts

(488)

(790)

(38,2%)

(16,5%)

Résultat net des activités arrêtées ou en cours de cession

-

(17)

ns

ns

Résultat net

908

1 324

(31,4%)

(2,2%)

Participations ne donnant pas le contrôle

90

96

(6,5%)

+39,9%

Résultat net part du Groupe

818

1 228

(33,4%)

(3,8%)

 

* Retraité des éléments spécifiques du trimestre (cf. slide 44)

 

Au premier trimestre 2016, le groupe Crédit Agricole réalise un produit net bancaire de 7 159 millions d'euros, en baisse de 10,9% par rapport au premier trimestre 2015. Ce trimestre est atypique pour le Groupe, intégrant l’impact négatif de l’opération d’optimisation de bilan pour -683 millions d’euros. L’impact des éléments spécifiques non liés à l'activité (spreads émetteurs logés dans le pôle Activités hors métiers, le DVA courant et les couvertures de prêts logés en Banque de financement et d’investissement) s’élève par ailleurs à +32 millions d’euros, à comparer à une charge de -25 millions d’euros au premier trimestre 2015. Retraité des éléments spécifiques, le produit net bancaire des métiers diminue de 4,4% par rapport au premier trimestre 2015.

 

Les charges d’exploitation enregistrent au premier trimestre 2016 la contribution au Fonds de Résolution Unique (FRU) pour un total de -238 millions d’euros (à comparer à 226 millions d’euros de dotation au premier trimestre 2015). Retraitées du FRU, les charges d’exploitation sont stables.

 

Le coût du risque est en recul de 18,9% par rapport au premier trimestre 2015. Rapporté aux encours, il s’établit à 28 points de base sur encours au premier trimestre 2016[1] à comparer à 34 points de base au premier trimestre 20151 soit une baisse de 6 points de base. Ce recul est particulièrement marqué en Banque de proximité en France et dans le Crédit à la consommation, notamment chez Agos Ducato.

 

Au total, le résultat net part du Groupe retraité des éléments spécifiques du trimestre cités ci-dessus s’établit à 1 241 millions d’euros, stable par rapport au premier trimestre 2015.  

 

 

 

CAISSES RÉGIONALES DE CRÉDIT AGRICOLE

 

(en millions d’euros)

T1-16

T1-15

Variation

T1/T1

Produit net bancaire

3 563

3 636

(2,0%)

Charges d’exploitation hors FRU

(2 109)

(2 092)

+0,8%

FRU

(37)

(52)

(28,0%)

Résultat brut d’exploitation

1 417

1 492

(5,1%)

Coût du risque

(148)

(200)

(26,0%)

Résultat d’exploitation

1 269

1 292

(1,8%)

Sociétés mises en équivalence

3

-

ns

Résultat net sur autres actifs

25

(2)

ns

Variation de valeur des écarts d’acquisition

-

-

ns

Résultat avant impôts

1 297

1 290

+0,5%

Impôts

(470)

(500)

(6,1%)

Résultat net des activités arrêtées ou en cours de cession

-

-

ns

Résultat net

827

790

+4,6%

Participations ne donnant pas le contrôle

1

-

ns

Résultat net part du Groupe

826

790

+4,6%

 

 

 

Au premier trimestre 2016, les Caisses régionales ont poursuivi leur stratégie de développement équilibré sur l’ensemble de leurs domaines d’activités.

 

Les encours de crédit enregistrent ainsi une hausse de 3,1% par rapport au 31 mars 2015 à 414 milliards d’euros au 31 mars 2016. La croissance est portée par l’habitat (+4,6%) et les crédits à la consommation (+6,2%).

 

Les encours de collecte continuent pour leur part de progresser, avec une augmentation globale des encours de 1,8% sur un an à 621 milliards d’euros à fin mars 2016. Cette croissance est portée par la collecte bilan (371 milliards d’euros d’encours à fin mars 2016, soit +4,4% en un an), alors que la collecte hors bilan (250 milliards d’euros d’encours) enregistre un repli limité de 1,8% en un an en raison du contexte de marché. La hausse des encours de collecte bilan provient notamment des dépôts à vue (+11,1% en un an). L’encours de PEL a également connu une forte hausse (+7,9% sur douze mois). Parallèlement, la collecte hors bilan continue d’être portée par l’assurance-vie dont les encours progressent de 2,4% entre fin mars 2015 et fin mars 2016.

 

 

Le produit net bancaire des Caisses régionales s’établit à 3 563 millions d’euros pour le premier trimestre 2016
(-2,0% par rapport au premier trimestre 2015), n’intégrant pas de provisions PEL/CEL (versus -139 millions d’euros au premier trimestre 2015). La marge nette d’intérêt diminue de -11,4% hors provisions PEL/CEL entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016. Elle bénéficie de la baisse des taux de refinancement (avec notamment la baisse des taux de l’épargne réglementée) et du réadossement du passif des Caisses régionales. La baisse des renégociations s’est poursuivie, avec -65% d’encours renégociés sur la période, les remboursements anticipés restant à des niveaux élevés (-11% d’encours). Les marges à la production sont en baisse entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 mais en croissance entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016. Finalement, le portefeuille de placement des Caisses régionales impacte à la baisse la marge nette d’intérêt. Les commissions, quant à elles, progressent de 2,5%, portées notamment par le dynamisme de l’assurance-vie.

 

Les charges sont stables par rapport au premier trimestre 2015 (+0,8%), hors impact du FRU qui s’élève au premier trimestre 2016 à -37 millions d’euros.

 

Le coût du risque des Caisses régionales continue de s’améliorer fortement : il enregistre une baisse de 26,0% en un an pour s’établir à -148 millions d’euros au premier trimestre 2016. Le coût du risque sur encours s’établit ainsi à 17 points de base sur le premier trimestre 2016[2]. Le taux de créances dépréciées est stable par rapport à fin mars 2015 à 2,5%, tandis que le taux de couverture, y compris provisions collectives, reste supérieur à 100%.

 

Au total, le résultat net part du Groupe des Caisses régionales s’établit à 826 millions d’euros au premier trimestre 2016, en hausse de 4,6% en un an.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*****

 

L’information financière de Crédit Agricole S.A. pour le premier trimestre 2016 est constituée du présent communiqué de presse et de la présentation attachée. L'information réglementée intégrale, y compris le document de référence, est disponible sur le site Internet :
www.credit-agricole.com/Finance-et-Actionnaires dans l’espace "Information financière" et est publiée par Crédit Agricole S.A. en application des dispositions de l'article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et des articles 222-1 et suivants du Règlement général de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

 

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[1] Calcul sur 4 trimestres glissants

[2] Calcul effectué sur 4 trimestres glissants